jeudi 4 décembre 2008

Inspiration

Cyril me demande si je suis en manque d'inspiration. La réponse est oui. J'ai bien l'idée d'un article sur l'Avent, mais je n'arrive pas à mettre cet article par écrit. A ce rythme là il sera près pour le Carême.

4 commentaires:

José a dit…

Je te comprends. Si, en tant que chrétien, je suis heureux et en attente de ce qui (ad)vient, en tant qu'homme, cette période est plutôt source de blues.
Qu'elle me semble si éloignée cette période de l'enfance qui voyait la fin d'année s'enchanter! La magie de Noël a disparu. Les décorations et les sapins me semblent quasi incongrus.
Les rêves se sont fracassés. Seule la réalité apparaît. Notre monde souffre de ses mauvais choix : Pourquoi avoir tout miser sur l'avoir et oublier l'être? Tout ce qui fait et donne sa qualité à la vie ?
Un nouveau monde est à réinventer, s'il n'est pas trop tard. Et devant l'énormité de la tâche et le peu de travailleurs, je me sens si las, si désemparé, si découragé.
Peut-être les premiers disciples, après le départ du Maître, ont-ils ressentis ce même découragement? Mais ils ont pu expérimenter Sa présence mystérieuse.
C'est elle aussi qui me fait tenir et l'amour. Sans ces deux aides, je m'effondrerais.
Puisse cette grâce de la présence fragile de Dieu au monde irradier notre temps et inspirer aux hommes et aux femmes d'aujourd'hui des pensées de paix, d'amour et leur donner l'envie de construire ce nouveau monde.

Fabian a dit…

Je ne vis pas l'Avent comme une période de blues. Au contraire, c'est sans doute une des périodes du temps liturgique que je préfère car c'est la période qui ressemble le plus à ma vie dans son ensemble, comme un temps d'espérance, un désir de Dieu. Et comme un enfant je m'émerveille encore des illuminations de Noël, elles me rappellent qu'une Lumière est venue dans nos ténèbres.

Le temps de l'Avent nourrit ma vie quotidienne. Les textes de la liturgie sont si beaux ! Ceux de la messe, mais aussi ceux de l'office. Le manque d'inspiration ne vient pas de là. Ce n'est peut-être même pas un manque d'inspiration, mais l'incapacité pour le moment à mettre en mots et en formes ce qui habite mon coeur. Mais rien de grave, cela viendra.

Elie-Marie a dit…

J'aime beaucoup aussi cette période de l'année où l'attente de l'Eglise de son Seigneur, rejoins notre propre attente du Bien-Aimé dans nos vie.
Je n'oublie non plus, que je suis né un jour et encore avant notre Sauveur, puisque je suis venu au monde un 24 décembre.
Bon avent à toi Fabian.

José a dit…

Merci pour ta réponse - témoignage.
C'est vrai qu'en se placant du côté de la foi, cette période d'avent est toute imprégnée d'espérance, de désir et d'une joie que déjà nous pouvons anticiper. Comme toi, je trouve une grande beauté aux textes liturgiques.
C'est juste la perte d'une certaine innocence, l'incapacité qu'a notre époque à porter un regard frais et neuf sur l'avenir qui m'attriste. Notre monde est toujours dans les douleurs de l'accouchement (il suffit de voir ce qui se passe en Grèce, le repli sécuritaire choisi par l'Europe face aux immigrés,...). Le danger est qu'au lieu de donner naissance à du neuf, il s'épuise dans les douleurs d'une délivrance qui ne se produit pas. Comme si la peur de perdre quelque chose le poussait à se contracter, au lieu de se laisser imprégner du souffle de l'Esprit.
Qu'avons-nous fait de l'esprit de Noël ?