jeudi 25 septembre 2008

Décès



Nous apprenons cet après-midi le décès du Comte Patrick d'Udekem d'Acoz, père de la Princesse Mathilde. Il est décédé le lendemain du soixante-deuxième anniversaire de son épouse Anne Komorowski.

Mes caisses

En empaquetant mes livres, je suis retombé sur les lettres et le testament de Claire d'Assise. Et me voilà en train de relire quelques lignes qu'elle adresse à Agnès, fille du roi de Bohème, qui a choisi la pauvreté pour compagne.


Je crois en effet fermement que vous savez que le royaume des cieux n'est promis et donné par le Seigneur qu'aux pauvres, parce que par l'attachement aux choses temporelles se perd le fruit de l'amour.

Claire d'Assise, Première lettre à la Bienheureuse Agnès de Prague.



Et je compte mes caisses. Malgré le tri que j'ai opéré, malgré les dons que j'ai fait ici ou là, malgré que je n'emporte que la moitié de mes livres, je vois les caisses se remplir et s'empiler. Et j'ai honte...

mercredi 24 septembre 2008

Déménagement

En raison d'un déménagement, je ne poste pas beaucoup de messages sur ce blog. J'espère pouvoir vous retrouver plus régulièrement à partir de la semaine prochaine.

J'ai enfin compris pourquoi je suis un sédentaire : c'est que j'ai en horreur les déménagements !

C'est une nouvelle vie qui commence, une aventure, après 13 ans comme éducateur spécialisé auprès de personnes handicapées mentales à Bruxelles.

Portez-vous bien !

mardi 16 septembre 2008

Laisser s'incarner la Parole



En écoutant la Parole de Dieu et en la méditant, s'affine en moi le visage de Dieu, à l'image de Marie qui gardait et méditait les paroles de l'Ange tandis que le Verbe prenait corps en elle.


Cette Parole nous devons la recevoir telle qu'elle est, abrupte parfois. Ce n'est pas à nous de la transformer, mais à elle de nous transformer. Elle vient buter contre les murs de notre coeur, agrandir son espace de compréhension initial, clarifier, remettre en ordre ce qui n'est pas compris.



Qu'il me soit fait selon ta Parole !
Accomplis Seigneur ta promesse !

mercredi 10 septembre 2008

Anniversaire d'une Reine


Bon anniversaire, Madame !
Ce jeudi 11 septembre, nous fêtons l'anniversaire de la Reine Paola.

mardi 9 septembre 2008

Parole et Visage


Lorsque je médite la Parole de Dieu, elle vient s'inscrire dans mon coeur, elle vient mettre en lumière tout ce que je vis, ce que je suis aussi. En la méditant, il n'est pas possible qu'elle me laisse indifférent. Elle me bouscule par sa radicalité, elle me transperce par sa vérité, elle m'apaise par l'espérance qu'elle porte, elle me comble par l'amour dont elle témoigne.


En méditant la Parole de Dieu, le visage de Dieu s'affine. Je me rends compte qu'il ne s'agit pas d'un Dieu à ma mesure. Il déborde toujours les images que je peux me faire de lui, la définition que je donne de lui, ce que j'aimerais qu'il soit. Sa Parole ne me caresse pas toujours. Elle est consolation, mais parfois elle peut aussi être dure à entendre et à mettre en pratique. C'est la parole de quelqu'un qui n'est pas moi-même, qui est différent de moi, qui est autre. Elle me pousse à aller plus loin que je le voudrais, à faire un pas de plus alors que je préfèrerais faire du surplace, à changer mon regard sur autrui et sur les évènements, à laisser se transformer mes manières de penser et d'agir. Elle me décentre de moi-même, ou plutôt me recentre sur l'essentiel, me fait passer de mon nombril à mon coeur.

Longue vie au Roi !





Geste de folie ou volonté de se moquer de la monarchie, la statue du Roi Léopold II à cheval qui se trouve à l'arrière du Palais Royal a été badigeonnée de peinture rouge.


Longue vie au Roi !

Vivat Rex in aeternum ! me répondait un ami.

lundi 8 septembre 2008

Un appel à la communion

Voici un extrait de l'homélie prononcée par le Cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, lors de l'ordination épiscopale de deux évêques auxiliaires le 5 septembre dernier. Il revient sur la mission de l'évêque comme ministère de communion. A la veille de la visite apostolique du Pape Benoît XVI en France, c'est une invitation à élargir notre regard à la dimension de l'Eglise.


Le ministère de l’évêque ne se définit pas d’abord comme une fonction de gouvernement et d’administration. Elle est avant tout un ministère de communion entre les communautés chrétiennes et d’ouverture de ces communautés à la dimension universelle de l’Église. Ce ministère de communion demande de notre part une résolution ferme d’exhorter les catholiques et de les encourager pour qu’ils ne se laissent pas enfermer dans le seul souci de la vie de leur communauté particulière. Cet appel à la communion universelle dans la charité n’est pas forcément toujours bien reçu ni bien compris, parce que l’orientation missionnaire de la vie de l’Église suppose une conversion permanente aux dimensions infinies de l’amour de Dieu pour les hommes.

Cet engagement dans la mission du Christ nous entraîne à partager plus étroitement la vie du Seigneur Jésus-Christ et à connaître avec lui les tribulations de la mission. «Le serviteur n’est pas au-dessus du Maître ; s’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront, vous aussi. » Cet avertissement prophétique du Christ à ses disciples ne peut pas être pris seulement comme une figure de style. Il s’est vraiment réalisé pour les Apôtres auxquels il s’adressait. Il se réalise aussi pour nous. L’Évangile que nous annonçons ne peut pas ne pas être un « signe de contradiction » et nous devons cesser d’imaginer que son annonce puisse nous faire accueillir favorablement par tout le monde.

Nous remettre en face de cette « étrangeté » de l’Évangile ne doit certes pas devenir un moyen commode d’expliquer, -moins encore de justifier-, nos erreurs ou les aspérités de nos manières de faire. Elle ne nous incite pas à construire de notre propre fait les incompréhensions et les ruptures. Elle ne fait pas de nous des « accusateurs publics » qui se prendraient pour des prophètes. Il ne s’agit pas ici des procédés d’un meilleur « management » ou d’un meilleur « marketing ». Il s’agit de la découverte que nous faisons dans notre propre vie : l’Évangile, pour nous aussi, - pour nous, d’abord-, est un signe de contradiction qui nous appelle à notre propre conversion. Devenir témoins de l’Évangile, « être toujours prêts à justifier notre espérance devant ceux qui nous en demandent compte », c’est avant tout nous laisser évangéliser nous-mêmes et laisser la lumière de la Parole éclairer nos vies et fortifier notre confiance en Celui qui nous envoie.

dimanche 7 septembre 2008

Ton visage


"C'est ta face Seigneur que je cherche !" prions-nous parfois. Mais où trouver ce visage qui redonne vie, où déceler ce regard de tendresse qui se pose sur moi ? Dans notre coeur, tout simplement. Car notre coeur est le lieu où Dieu demeure. C'est là que nous devons le chercher. Son visage est gravé dans notre coeur. C'est l'expérience qu'à faite saint Augustin : "Je vous ai aimée tard, beauté si ancienne, beauté si nouvelle, je vous ai aimée tard. Mais quoi! vous étiez au dedans, moi au dehors de moi-même; et c'est au dehors que je vous cherchais; et je poursuivais de ma laideur la beauté de vos créatures. Vous étiez avec moi, et je n'étais pas avec vous; retenu loin de vous par tout ce qui, sans vous, ne serait que néant".

Pour aller à la recherche de cette Présence de Dieu, comme un trésor enfouit dans un champs, il y a l'outil de la méditation de la Parole de Dieu. Elle est le soc qui retourne le champs. Cette parole qui dans le psaume de ce dimanche, nous invite justement à ne pas fermer notre coeur, à ne pas l'endurcir. Saint Irénée commente en disant : "Présente à Dieu un coeur souple et malléable, ... pour ne pas perdre par endurcissement la marque de ses doigts". Comment présenter un coeur souple et malléable ? Par l'écoute de cette Parole. "Ecoute !" c'est le début du commandement : "Ecoute, Israël ! Le Seigneur notre Dieu est l'unique. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force" (Dt 6, 4).

Cherche, demande, frappe à la porte de Dieu ! Mais aussi, écoute Dieu qui frappe à ta porte. Ecoute Dieu qui te parle dans ton coeur. Cherche, mais laisse-toi trouver.


Seigneur, montre-nous ton visage, et nous serons sauvés !

"Parlez haut, que j'entende. L'oreille de mon coeur est devant vous, Seigneur; ouvrez-la, et «dites à mon âme: Je suis ton salut.» Que je coure après cette voix, et que je m'attache à vous! Ne me voilez pas votre face. Que je meure pour la voir! Que je meure pour vivre de sa vue!"

Saint Augustin, Les Confessions.


lundi 1 septembre 2008

Mon âme a soif de toi !



Augustin a écrit un commentaire sur le psaume 62 dont j'ai mis un verset en tête de ce blog. Voici ce commentaire :

Nous voici dans le désert. Voyez la soif qui torture le psalmiste. Quelle est la vraie soif ? "Soif de toi". Il en est qui ont soif, mais non pas de Dieu. Celui qui cherche à posséder quelque chose, brûle de désir. Le désir est la soif du coeur. Voyez tous les désirs qui tourmentent le coeur des hommes : l'or, l'argent, les terres, les honneurs. Tous ces désirs tiraillent nos coeurs de chair. Tous les hommes brûlent de désirs, à peine s'en trouve-t-il un qui dise : "Mon âme a soif de toi !"

La soif dévore les hommes en ce monde, et ils ne comprennent pas qu'ils se trouvent dans un désert où c'est de Dieu que leur âme a soif. Disons donc, nous : "Mon âme a soif de toi." Que ce soit le cri de nous tous, car unis au Christ nous ne faisons qu'une seule âme. Puisse notre âme être altérée de Dieu !


Il n'existe pas de stabilité dans les âges de la vie. Partout la fatigue, partout la lassitude, partout la corruption. Les yeux fixés sur la résurrection dont Dieu nous donne l'espérance, au milieu de toutes les carences qui nous accablent, monte en nous la soif de la vie incorruptible. Ainsi, de bien des manières, notre chair a soif de Dieu.


Dans cette Idumée, dans ce désert, plus nous souffrons et plus nous avons soif, plus nous nous fatiguons, et plus nous avons soif d'une incorruptibilité, au delà de toute fatigue.


Saint Augustin, sur le Psaume 62



Nous avons soif de tant de choses. Des choses matérielles : une vie où l'on ne manque de rien. Et puis il y a une soif plus profonde : celle d'être reconnus pour ce que nous sommes, d'être aimés tels que nous sommes, d'être aimé en retour, d'aimer à notre tour, ... Nous sommes des hommes de désirs. La samaritaine qui s'en va puiser de l'eau au puits est notre soeur.

Augustin nous invite à percevoir dans nos désirs une soif plus grande, la soif de Dieu. C'est reconnaître que nous sommes des êtres comme incomplets sans Dieu, qu'il est notre part manquante, que notre coeur est sans repos tant que nous ne distinguons pas sa présence, que notre être est creux comme une cruche à remplir, une jarre, un calice.